Empreinte écologique

Qu’est-ce que l’empreinte écologique?

En 2002, le Sommet pour la Terre de Johannesburg a souligné le caractère non durable du mode de développement dominant, celui des pays riches. Deux chercheurs canadiens, M. Wackernagel et W. Rees ont développé dans les années 1990 le concept d’empreinte écologique afin de mesurer le poids réel de l’activité humaine sur la Terre. L’empreinte écologique est la surface terrestre nécessaire à une population humaine ou à une personne pour assurer son mode de vie et de consommation : habitudes alimentaires, logement, déplacements, fabrication et fourniture de biens et de services. C’est un indicateur synthétique de rapport entre la demande et l’offre en ressources terrestres d’origine biologique (aliments, énergies fossiles, matériaux…).

La planète nous offre une surface biologique productive – ou bio-capacité – qui est constituée des sols et espaces marins. Il représente environ 1,9 ha par habitant en 2003. La pression que nous exerçons au travers de nos actes quotidiens, en consommant des ressources et en produisant des déchets, est aujourd’hui d’environ 2,9 ha en moyenne : c’est notre empreinte écologique. Cette pression a dépassé la capacité de la terre depuis la fin des années 1970. Nous vivons donc sur les réserves de la planète et à force, il ne restera plus rien pour les générations futures.

L’empreinte écologique par habitant démontre l’importance d’une mobilisation collective et individuelle pour un développement durable planétaire.

L'empreinte écologique par pays, hectare et habitant en 2006. Source : WWF.

 

Quelle est l’empreinte écologique d’un habitant du Grand Lyon ?

En 2003, l’empreinte écologique moyenne d’un habitant du Grand Lyon a été calculée. Elle se situe dans la moyenne française : de l’ordre de 5 hectares de surface terrestre par habitant et par an.

Même si cette empreinte est relativement faible en comparaison avec d’autres pays développés, elle traduit cependant un mode de vie qui, s’il était suivi par tous les humains, nécessiterait la surface de deux planètes Terre et demie.

Le calcul a également été effectué en fonction des modes de vie des habitants du Grand Lyon : les variations les plus marquées résultent du type de logement habité, de l’énergie consommée pour la chauffer et de l’importance des déplacements.

Quel que soit le profil présenté, aucune empreinte n’est inférieure ou même proche du seuil de durabilité… On mesure ici toute la nécessité d’une évolution de nos modes de vie et d’une transition vers un développement plus durable.

Comment calculer mon empreinte écologique ?

Sur le site de la Cité des Sciences

– Sur le site du WWF