Le taux de valorisation des déchets ménagers

 Que prend-on en compte ? 

Cet indicateur illustre la capacité du Grand Lyon à valoriser les déchets collectés plutôt qu’à les stocker en enfouissement, ce qui constitue un legs négatif.
Cet indicateur rapporte à la quantité totale de déchets ménagers et assimilés, collectés par le Grand Lyon sur son territoire, la somme des déchets faisant soit l’objet d’un recyclage après collecte sélective, soit l’objet d’une valorisation sous forme de matière organique (compostage).
Responsable de la gestion des déchets ménagers au sein de l’agglomération, le Grand Lyon a fait siens les objectifs énoncés en 2007 dans le cadre du Grenelle de l’environnement : faire baisser de 15 % les tonnages enfouis et incinérés d’ici 2012 et atteindre un taux de valorisation « matière et organique » (recyclage et compostage) de 35 % en 2012 puis de 45 % en 2015.

 Qu’apprend-on ? 

La quantité globale de déchets collectée s’est stabilisée au cours des quinze dernières années. Les modes de traitement ont fortement évolué, dans le sens d’une valorisation croissante de la ressource constituée par les déchets.
La valorisation énergétique par incinération reste le mode de traitement principal (65,3 % des tonnages collectés en 2009), compte-tenu du caractère encore majoritaire du tonnage collecté sans tri sélectif. Celui-ci a toutefois diminué.
Les autres modes de traitement montrent des évolutions particulièrement marquées. Le recours à l’enfouissement de déchets bruts est en recul constant. L’enfouissement des mâchefers issus de l’incinération a quant à lui cessé : ces mâchefers sont désormais réemployés comme matériau pour les routes. Si l’enfouissement porte sur 14,6 % du tonnage collecté en 2009, le tonnage enfoui a baissé de moitié depuis 1995.
Avec le déploiement du tri sélectif et des déchèteries, la valorisation des déchets organiques (compostage) et le recyclage ne sont désormais plus secondaires : en 2011, 28 % des déchets collectés ont été recyclés (dont des métaux récupérés après incinération) et 5,5 % ont rejoint le compostage. Il en résulte un taux de « matière et organique » sans cesse croissant depuis 1995 et atteignant 27,2 % en 2009. Le tonnage recyclé ou valorisé par compostage est désormais nettement supérieur au tonnage enfoui.

Sources : Grand Lyon – Direction de la Propreté

déchets valorisés